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Repenser la Franc-Maçonnerie...

Informations et renseignements - Editoriaux

Comme toute société humaine, la Franc-Maçonnerie évolue selon des cycles croissants et décroissants, un peu comme des cycles Kondratieff ou des biorythmes. Depuis plusieurs années elle était dans un cycle décroissant et il semblerait que le point d'inflexion ait été atteint. En France les deux principales obédiences traversent des crises, l'une à propos de sa gouvernance, l'autre à propos de la mixité. Nous pourrions penser que c'est un phénomène franco-français.

La réalité maçonnique est autre.

Sur tous les continents, d'Amérique en Australie les Frères et Soeurs se posent les mêmes questions : Qu'est ce qui fait le Franc-Maçon et quelle réalité dois je considérer ? Celle de mon obédience qui me dicte qui je dois reconnaître pour tel ou celle de la raison qui fait que je reconnais pour maçon celui qui a reçu la transmission ?

La question de la reconnaissance de l'autre est au coeur du débat. Les obédiences fleurissent aux quatre coins du monde plus rapidement que les traités d'amitiés et des Frères sont parfois arrêtés à la porte d'un temple sans pouvoir y entrer bien qu'il soit en possession de ce qu'il faut pour pouvoir normalement y accéder. Parallélement, les visites officieuses se font jour... Elles ont toujours existé dans le sens de la Maçonnerie Traditionnelle vers la Maçonnerie Libérale; aujourd'hui la réciproque est également vraie. Les règles obédientielles semblent parfois fragiles, surtout lorsqu'il s'agit d'interdire telle ou telle visite pourtant propices au développement spirituel des Frères.

La spécificité de la Maçonnerie Européenne continentale et Française en particulier est son approche par rites, ce que nos Frères anglo-saxons méconnaissent (ils n'ont habituellement qu'un seul rite symbolique, le rite Américain ou le rite Anglais, la notion de rite étant réservée aux hauts grades). Les rites proposent des démarches spirituelles complètes. Un Frère plein de sagesse disait récemment que la Maçonnerie est comme une roue de vélo, que les rites en sont les rayons, qu'ils convergent tous vers le centre et que tous ensembles ils permettent à la roue d'avancer vers un même but.

Peut être que la Franc-Maçonnerie d'aujourd'hui doit évoluer des structures obédientielles vers des structures spirituelles, donner plus de places aux rayons de la roue : les rites, ceux qui guident les Loges et les Maçons sur leurs chemins... ?

La Maçonnerie évolue... mais nous ne savons pas encore vers quoi... Elle reste une des rares sociétés traditionnelles à offrir une réalisation spirituelle en Occident. La Loge, les Frères et les Soeurs qui la composent, en est le socle.

 

Commentaires  

 
#4 LEVAIN 05-01-2012 10:58
L'évolution de la Franc-maçonnerie semble une nécessité aprés constat des paradoxes de la situation actuelle.
L'ouvrage "Fragments maçonniques" de Luc Audy et Philippe Lesenne peut contribuer à la réflexion.
Eh oui! un peu de pub ... mais comme l'ouvrage est distribué sous le manteau !
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#3 HAMON 01-12-2011 02:05
Au passage sur le commentaire, un petit clin d'oeil aux temps modernes. Je pense qu'il est plus souhaitable d'être "frère" au GODF que "amis" sur FACEBOOK

No comment
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#2 Peter Bu 18-10-2011 16:30
Compte tenu des sujets abordés dans cette planche, je vous adresse une cordiale invitation à vous joindre au débat sur le sens de la franc-maçonnerie, d'une part, et sur l'incohérence des divisions entre les obédiences par rapport à l'idéal de la fraternité universelle.
www.call-of-bratislava.com (en cinq langues).
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#1 LAPILUS 09-08-2011 15:20
Etre Franc-Maçon ce n'est pas arboré un titre; cela ne confère pas un statut; cela ne donne droit à aucun privilège ...être Franc-Maçon c'est avant tout sentir son âme en harmonie avec l'univers , et éveiller jusqu'à son paroxisme ses sentiments humains...tant et si bien que faisant abstraction des liens du sang, ce qui unit, comme ce qui divise, font que l'on s'appelle "Frères".
Par deux fois, j'ai refusé les bras tendus de la Confrérie...par humilité tout d'abord, mais surtout parce que mes préoccupations morales, mes contraintes sociales ne me permettaient pas de percevoir la quintescence du rayonnement de la science des hommes.
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