Des revues pour les vacances

Il y a récemment 2 revues spécialisées dans la tradition maçonnique qui ont retenues notre attention.

La première s’appelle “Le Maillon” ; c’est une revue interobédientielle qui a récemment sorti 2 numéros :

D’abord son numéro 134 nous permet d’explorer de façon plus précise différents domaines liés au symbolisme comme un article sur le solstice d’été ou la Parole dont nous savons en ce moment qu’il est parfois préférable de se taire que de l’ouvrir pour affirmer des inexactitudes, des articles philosophiques tels l’engagement du Maçon dans la CIté et l’Amour dans les relations humaines, l’ésotériques qui représente une partie de la recherche maçonnique avec ici une présentation de la Tradition Baha’ie, toujours une rubriques histoire car il est important de savoir d’où l’on vient afin d’éclairer le présent qui ici nous parles des 5 voyages initiatiques ainsi que les utopies de la loge Thélème. Enfin une partie humour… parce que oui, les Maçons aussi savent rigoler…

Le Maillon nous gratifie d’un numéro hors-série qui est autour du thème du Silence… C’est un thème cher aux Apprentis mais pas que… Nous vivons une période troublée tant au niveau social, politique, économique que  spirituel et certains articles permettent à chacun de prendre du recul par rapport à ces évènements. Remarquons que ce hors série est exceptionnel tout comme le précédent qui était paru sur les Banquets.

Nous vous encourageons à vous abonner à cette revue sincère, authentique et sans prétention mais qui fait incontestablement du bien à tous les cherchants. Vous trouverez plus d’informations sur https://www.detrad.com/contents/fr/d1129_abonnements_le_maillon.html

La seconde revue est celle qui a suscité quelques remous… Fallait il tout publier ai-je récemment entendu d’un dignitaire du Rite Ecossais Rectifié ? La réponse se trouve dans le numéro double (181-182) de Renaissance-Traditionnelle qui nous gratifie d’études et de documents sur la Profession/Grande Profession du Régime Ecossais Rectifié dont nous savons combien la classe non ostensible de l’Ordre est et reste un sujet tabou . Ce numéro exceptionnel offre au cherchant de ce régime des réponses claires sur la doctrine Rectifiée et permet à celles et ceux qui appartiendraient à cette classe non ostensible de savoir à quel type de collège ils appartiennent (plutôt Ambelain ou plutôt Traditionnels ?). Quoiqu’il en soit, ce numéro est exceptionnel à plus d’un titre… C’est un numéro “historique” , l’ouvrage le plus complet qui ait été fait sur le sujet.

https://www.renaissance-traditionnelle.com/

L’habit des Maçons

500px-AmericanBuildersInutile de vous préciser que nous n’aborderons pas ici les habits faisant partie du rituel (gants, tabliers…) pour nous concentrer sur l’habillement des Frères et des Soeurs en Loge.

C’est un sujet à débat puisque les obédiences et les loges même parfois ne sont pas toujours d’accord sur la tenue vestimentaire à adopter.

D’une façon générale et pour les Frères, il y a 3 types de tenues :

  • Les habits sombres ou noirs pour les Frères des obédiences traditionnelles ou pour les loges qui en ont fait le choix
  • Les habits de ville,
  • Des habits spécifiques (bleu de travail, vareuse noire, foulard…) pour les loges qui ont fait ce choix.

Pour les Soeurs c’est sensiblement différent; elles peuvent porter :

  • Une robe noire, ce qui est le cas pour la GLFF mais aussi pour les soeurs d’autres obédiences (GLSF, également dans certains ateliers mixtes du GODF), la GLFF n’ayant pas le monopole du port de cette robe,
  • Les habits de ville
  • Des habits spécifiques, parfois propres au rite ou à la loge (robes blanches, vareuses…)

Lorsque la tenue vestimentaire n’est pas précisée par les règlements de l’obédience, il peut l’être par celui de la Loge ; l’idéal étant que chaque loge soit libre…

Nous rappelons qu’au 18e siècle, les tenues vestimentaires étaient celles de la ville et qu’il était fréquent que les frères s’habillent en soie ou en moiré.

Choisissez bien vos habits !

Joyeuse Année 2016

petitprinceUne triste année 2015 vient de s’achever… Elle aura vu son lot de misère et de détresse, nous assistons progressivement à la perte des valeurs morales de ce monde qui n’en fini plus de sombrer.

Nous pouvons penser que 2016 va être une année plus belle que la précédente ; celle de la tolérance, de la compréhension et surtout celle du coeur… Saint Exupéry le disait dans le Petit Prince, l’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur.

La voie cardiaque est une voie essentielle dans la franc-maçonnerie. Elle nous enseigne que celui qui ne s’ouvre pas aux autres est indigne de la Maçonnerie .

Puissent nos coeurs s’ouvrir à l’autre en 2016.

Nous vous souhaitons une heureuse et merveilleuse année 2016, pleine de coeur et de courage.

Le parrainage, un élément clé !

On entre en Maçonnerie comme on entre dans un Ordre… car c’est un Ordre – multiple certes – avec ses règles, ses lois et ses exigences. Parmi ses règles il y a le parrainage. Alors posons nous la question de savoir ce qu’est le parrainage.

A première vue, tout le monde peut répondre à cette question ; il s’agit d’un système par cooptation qui fait qu’une personne parraine une autre personne afin qu’elle fasse partie de la même loge. Nous pouvons appeler ce niveau le premier du parrainage. Mais le parrainage va bien au delà de cela.

Le choix du cheminLe Frère ou la Soeur, en acceptant de parrainer un candidat Terme propre au Rite Ecossais Rectifié, dans les autres rites on parlera de « profanes ». se dévoile. Cela sous entend que la personne à qui il se dévoile à toute la confiance du parrain potentiel. Cela signifie qu’ils sont suffisamment proches pour pouvoir en parler librement, sans contraintes, à bâtons rompus.

Ne sous estimons pas cette marque de confiance car les règles de l’Ordre veulent que le parrainage soit actif durant toute la durée de l’apprentissage et du compagnonnage, voire au delà. Il ne s’agit pas de recrutement ; ce n’est pas un bureau dans lequel on entre pour donner des papiers qui serviront à un engagement. C’est un engagement, assurément… mais un engagement basé sur la fidélité, sur la confiance, sur le respect réciproque. Il y a une longue démarche d’approche de l’Ordre que le parrain fait accomplir à son filleul avant de le présenter officiellement à une loge. Il lui explique les règles fondamentales et élémentaires, il l’oriente vers une loge qui, au besoin, correspond mieux à ses attentes tant sociales que symboliques ou spirituelles.

Le candidat doit alors accueillir le parrainage avec beaucoup d’humilité et de sincérité. Humilité car lorsqu’il sera enquêté il devra répondre à de très nombreuses questions qui reflèteront de sa personnalité. Ainsi un candidat qui voudrait impressionner un enquêteur s’expose à un refus. Le parrain aura préparé le candidat aux enquêtes et aux différentes épreuves de sa réception de par ses conseils et recommandations. Il serait plus que détestable qu’un candidat n’informe pas son parrain – même putatif – de ses progrès et avancées Je l’ai déjà vu ; cela a été un refus catégorique de la loge. .

Celui qui voyage dans une terre étrangère n’est jamais plus près de s’égarer que lorsqu’il renvoie son guide, croyant savoir le chemin.

Alors qu’en est il d’internet ? J’ai récemment entendu dire que les obédiences devaient s’adapter aux nouvelles technologies, aux candidatures spontanées faites via le réseau des réseaux.

Il peut arriver qu’un candidat potentiel, tombant sur un site maçonnique intéressant envisage de présenter sa candidature à une loge. Pour ce faire il va adresser sa candidature à l’obédience de son choix qui la transmettra à une loge proche du domicile du candidat. Le Vénérable Maître se chargera de contacter le candidat afin de le rencontrer et d’envisager sa candidature. Auquel cas un parrain lui sera assigné par la Loge. La procédure peut durer plus longtemps et ce sera parfaitement normal, ceci afin d’être certain que le candidat s’insèrera correctement dans la Loge et également de s’assurer de ses motivations réelles et sérieuses. J’ai pu rencontrer des candidats très sérieux qui ont entrepris cette démarche d’écrire aux obédiences. Leur motivation force souvent le respect. Ils sont pris très au sérieux par les obédiences.

Il n’existe aucune autre façon d’entrer en Maçonnerie. Si vous receviez une lettre anonyme – ou génériquement signée Un peu comme quand on reçoit une contravention… – disant que l’on pourrait vous inviter à entrer dans un Ordre, fuyez. Cette méthode est similaire à celles employées aux USA par le Ku Kux Klan Véridique. qui fait envoyer des lettres de ce genre aux candidats potentiels. En France cette méthode détestable n’a pas lieu d’être puisque nous avons vu que l’engagement maçonnique est sérieux et qu’il repose sur la confiance.

Nous en profitons pour vous rappeler qu’il n’y a pas de recrutement sur Internet. La Maçonnerie est un Ordre qui exige une démarche personnelle et interpersonnelle qui peut s’avérer longue même quand on est parrainé. Si vous ne connaissez aucun maçon, écrivez à l’obédience qui vous intéresse, c’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner…

 

Le Salon du Livre Maçonnique 2015

13e-salon-maconnique-livre-2015-webL’Institut Maçonnique de France organise le 13e salon maçonnique du Livre de Paris. Ce salon ouvert à toutes et tous intéressés par le sujet se tiendra les 31 octobre et 1er novembre à l’adresse suivante :

LA BELLEVILLOISE
19-21 rue Boyer
75020 Paris

L’entrée y est bien évidemment gratuite. C’est l’occasion d’y rencontrer les obédiences ainsi que les auteurs et les éditeurs.

Le programme des tables rondes peut être téléchargé en cliquant sur ce lien :

https://www.i-m-f.fr/images/stories/salons/2015/paris-2015/programme-salon-livre-paris-2015.pdf

Les intervenants sont toujours de qualité et les échanges permettent d’ouvrir le champ des réflexions.

 

Pour rappel (extrait du site de l’IMF) :

Créé en octobre 2002 par les neuf Obédiences partenaires, l’Institut Maçonnique de France (IMF) a pour objet essentiel de redécouvrir, d’approfondir et de faire mieux connaître à tous les publics intéressés – maçonniques ou non – les valeurs culturelles et éthiques de la Franc-Maçonnerie, à travers son patrimoine historique, littéraire et artistique.

Constitué et administré avec l’appui des Obédiences mais dans l’indépendance scientifique, administré et animé par des spécialistes, des chercheurs confirmés dans ces domaines, l’IMF a pour double vocation d’être à la fois une fondation pour la culture maçonnique et un centre d’études et de recherches.

Bonne visite !

Les Stuarts et la Franc-Maçonnerie

charles-edward-stuart-image-copyright-university-of-aberdeen1Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et qui s’est récemment rappelé à notre bon souvenir par 2 articles fort intéressants. Le premier est signé Pierre Mollier Faut il encore le présenter ? et est paru dans l’excellent mais y a t’il un numéro de Renaissance Traditionnelle qui ne le soit pas ? numéro double 177-178 de Renaissance Traditionnelle qui publie plusieurs correspondances et met un lumière les liens qu’il y avait entre différents protagonistes du Convent de Kolho (1772), les influences que tout ceci à eu sur la réforme qui deviendra le Rite Ecossais Rectifié d’un côté et dans une certaine mesure à une réforme du Rite Suédois, ces deux rites puisant à un tournant de leurs histoires dans une source commune.

Le second article a été publié il y a quelques temps dans le numéro 25 d’Epistolae, la revue interne de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra et qui avait pour titre « Les origines Jacobites du Rite Ecossais Rectifié ». L’auteur montre comment les biographies et destins des différents protagonistes de la Maçonnerie de la première moitié du 18e siècle se sont entrecoupés, entrecroisés en ne laissant subsister que peu de place au doute. Ils sont Ramsay, Bonnie Prince Charlie, Lord Kilmarnock, Lord Derwentwater, Lord MacLean, Jacques II mais aussi Jacques III Stuart…

Pour simplifier nous dirons que l’un des articles explore les liens entre l’Ecosse et la Maçonnerie entre 1688 et 1751 et que l’autre prend sa suite, entre 1751 et 1788, date de la mort du très regretté Frère Charles Edouard Stuart, encore appelé « le jeune prétendant », petit fils de Jacques II et connu sous le nom de « Bonnie Prince Charlie ».

L’Ecosse et les liens que la Maçonnerie a pu avoir avec elle au cours du 18e siècle comptent parmi les thèmes préférés d’André Kervella, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

C’est l’occasion de revoir son histoire, de rêver et de se dire que notre Ordre possède un socle de légendes qui trouvent parfois des origines étonnantes.

 

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