La Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO)

gltso

La Grande Loge Traditionnelle et Symbolique dite “Opéra” (car son siège se situait Avenue de l’Opéra à Paris) est une jeune obédience Traditionnelle et Régulière. Elle est née en 1958 d’une scission d’avec la Grande Loge Nationale Française.

Comptant peu de Frères (moins de 9.000), elle pratique principalement le Rite Écossais Rectifié, également le Rite Français et le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Ses travaux de Loge sont généralement d’une grande qualité. Ses membres peuvent librement visiter les Loges d’autres obédiences.

 

Histoire de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique dite Opéra

L’histoire de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra se confond avec celle de la Grande Loge Nationale Française jusqu’en 1958, date charnière pour les deux obédiences.

En 1958, Pierre de Ribaucourt, fils de l’un des fondateurs de la Grande Loge Nationale Français, entreprend avec d’autres Frères de cette obédience de créer une obédience régulière Française qui aurait des relations fraternelles avec les autres obédiences françaises.

De plus, il convient de préciser qu’en 1958, la Grande Loge Nationale Française est considérée aux yeux de la Franc-Maçonnerie Française comme une obédience étrangère (Anglaise). C’est pour fuir cette influence britannique et pour se rapprocher de leurs Frères Français que de nombreux Frères influents parmi lesquelles une trentaine de Grands Officiers de la GLNF, les Loges “Le Centre des Amis” et “Les Philadelphes” créent la Grande Loge Nationale Française – Opéra, car d’abord située boulevard de l’Opéra à Paris.

Sitôt créée, la GLNF-Opéra établit des contacts avec autres obédiences maçonniques Françaises.

En 1982, la Grande Loge Nationale Française – Opéra devient la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique.

Le rite de cette obédience est la Rite Écossais Rectifié. Cependant, quelques loges pratiquent le Rite Emulation, le Rite Ecossais Ancien et Accepté ainsi que le Rite Français Traditionnel.

En 1999, la GLTSO s’associe à la Grande Loge de France pour créer la Confédération des Grandes Loges Unies d’Europe.

 

Les Principes de la GLTSO

N’ayant pas la constitution de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique, voici la liste des principes que cette Grande Loge respecte.

  • La GLTSO est une obédience masculine, Traditionnelle et Régulière. A ce titre, elle n’initie et ne reçoit que des Frères.
  • Elle ouvre et clos ses Travaux “A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers”. Les Apprentis prêtent leur serments sur la Bible ouverte à l’Evangile de Jean. Elle demande à ses membres la croyance en la “Transcendance de l’Homme”.
  • L’Equerre, la Bible et le Compas sont présent dans toutes les Loges de cette Obédience.
  • Elle n’autorise ni débats politiques, ni débats religieux en Loge.
  • La Grande Loge Traditionnelle et Symbolique est souveraine sur les trois premiers degrés de ses Loges. Ses membres, sont libres de visiter les autres obédiences Françaises et Étrangère.
  • La Grande Loge Traditionnelle et Symbolique est, avec la Grande Loge de France, l’un des membres fondateurs de la Confédération des Grandes Loges Unies d’Europe.

Adresse :
Grande Loge Traditionnelle et Symbolique
9, Place Henri Barbusse
92300 Levallois Perret

Site web : https://www.gltso.org

La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF)

Logo GL AMF

L’histoire de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française se confond avec celle de la Grande Loge Nationale Française jusqu’en 2012.

 

Histoire de la Grande Loge Nationale Française

La Grande Loge Nationale Française est une obédience relativement récente. Elle est née de la volonté d’un groupe de maçons du Grand Orient de France de restaurer et de pratiquer le Rite Écossais Rectifié en France.

En 1910, Camille Savoire et Édouard de Ribaucourt réveillent le Rite Écossais Rectifié grâce à l’appui du Grand Prieuré d’Helvétie, puissance maçonnique suisse chargée d’administrer les hauts grades du Rite Écossais Rectifié. Ils créèrent la Loge “Le Centre des Amis”, nom d’une loge disparue qui fonctionna jusqu’en 1838 au Rite Écossais Rectifié.

Le 15 mars 1911, le Grand Orient de France et le Grand Directoire de Genève signent un accord pour que la Loge “Le Centre des Amis” puisse travailler au Rite Écossais Rectifié au sein du Grand Orient de France.

En 1913, le Grand Orient de France s’oppose à la référence au Grand Architecte de l’Univers. Les Frères du “Centre de l’Union” quittent leur obédience pour ériger leur loge en une “Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies”. La Grande Maîtrise est assurée par Édouard de Ribaucourt. Le 3 décembre de la même année, elle était reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Dès sa reconnaissance, elle est rejointe par la loge “l’Anglaise 204”.

En 1939, la Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et le Colonies comptait 34 loges, dont 1 loge de recherche. 21 de ses loges étaient composées d’Anglais, 3 étaient “mixtes” (Anglais et Français), et 10 avaient une majorité de Français.

La Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies changea de nom en 1948 pour devenir la Grande Loge Nationale Française.

Elle traverse sa première crise en 1958, lorsqu’une partie de l’obédience (Une trentaine de Grands Officiers et de nombreuses loges dont la Loge fondatrice – Le Centre des Amis – ) menée par De Ribaucourt se sépare pour former la Grande Loge Nationale Française – Opéra.

Elle absorbe en 1965 une partie des effectifs de la Grande Loge de France entre 700 et 800 Frères. , venus chercher la “reconnaissance” auprès de la Grande Loge Nationale Française. Ces Frères ont permis à des loges la Grande Loge Nationale Française de développer et de pratiquer le Rite Écossais Ancien et Accepté. Ils créent alors un “Suprême Conseil Pour la France”, chargé d’administrer les hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Pour des raisons politiques, le Grand Prieuré des Gaules, organisme qui régit le Rite Écossais Rectifié en France, quitte la GLNF en mai 2000 en emmenant avec lui plus de 50 loges. Le Grand Prieuré des Gaules s’érige alors en puissance maçonnique indépendante rapidement reconnue par les autres obédiences maçonniques Françaises.

Suite à de nombreuses affaires internes, les Grandes Loges “régulières” en Europe (Belgique, Allemagne, Suisse, Autriche…) suspendent en juin 2011 leur reconnaissance. Elles sont suivies par d’autres Grandes Loges Anglo-Saxonnes et parmi elles la prestigieuse Grande Loge Unie d’Angleterre. Les Frères de la GLNF ayant une double appartenance avec ces grandes loges sont priés de choisir. Il n’existe plus depuis lors d’obédience reconnue en France.

Depuis, de nombreux membres de la Grande Loge Nationale Française ont quitté cette obédience pour en rejoindre d’autres (la Grande Loge de France et la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra principalement) ou pour en former d’autres. La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française est née d’un regroupement de nombreuses Loges issues de la GLNF, soucieuses de reprendre le cours régulier de travaux maçonniques de qualité.

 

Histoire de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française

Le 28 avril 2012 à Tours se réunissent des Loges et des Frères de toutes les provinces Françaises pour consacrer la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française. Elle compte aujourd’hui un peu moins de 18.000 Frères.

Riches de l’expérience de leur obédience passée, les Frères de la GL-AMF en définissent les 3 piliers qui sont :

  • Affirmation des Loges dans leur Souveraineté
  • Protection des Rites dans leur Authenticité
  • Accompagnement des  Frères dans leur quête de Spiritualité

Afin de promouvoir le développement spirituel des Frères, la GL-AMF a créé des « Maisons de Rite » pour chacun d’entre eux. Chaque maison est un conservatoire des rites. Les maisons dépendent de l’autorité du Grand Maître.

Les Rites en usage au sein de la GL-AMF sont :

  • Le Rite Ecossais Ancien Accepté
  • Le Rite Ecossais Rectifié
  • Le Rite Emulation
  • Le Rite  Français
  • Le Rite Standard d’Ecosse
  • Le Rite dit d’York (Américain)
 
Déclaration de Principes

La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française est une puissance maçonnique indépendante et souveraine, exclusivement masculine qui exerce son obédience sur les trois premiers degrés ou grades de la franc-maçonnerie symbolique.

La franc-maçonnerie traditionnelle, pratiquée à la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, est une fraternité initiatique qui repose sur la foi dans un Etre Suprême exprimée, au-delà des dimensions confessionnelles, sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. En s’assemblant et en travaillant à sa Gloire, les francs-maçons s’inscrivent dans une longue chaine initiatique et spirituelle ayant pour objectif la recherche du divin en soi. Celle-ci conduit le franc-maçon sincère à se connaître lui-même et l’amène à participer par son exemple et son action au perfectionnement moral de l’humanité toute entière. Elle réunit, autour de cet idéal commun, des hommes libres ne relevant que de leur conscience qui, respectueux de la liberté de pensée d’Autrui et de leur idéal propre de recherche spirituelle, s’interdisent strictement dans leurs assemblées toute discussion politique, religieuse ou sociétale.

Les francs-maçons poursuivent ensemble un idéal de paix, d’amour et de fraternité fondée, non sur un sentiment profane mal compris, mais sur la conscience commune de ses membres que l’humanité, au-delà de sa diversité de façade, est Une et que chaque Homme est issu de la même source. Pratiquant la Vertu, ils s’engagent au respect des lois et des autorités légitimes et, fidèles à la tradition des bâtisseurs à laquelle ils se rattachent symboliquement, ils glorifient le travail sous toutes ses formes.

Les francs-maçons qui constituent la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française veillent, dans leur pratique de l’Art Royal, au respect de la Tradition et des secrets inviolables qui ne se communiquent qu’au cours des cérémonies initiatiques. Ils s’associent entre eux pour constituer des collectivités autonomes qui prennent le nom de Loges, seuls lieux de la transmission initiatique et de la mise en mouvement du travail de recherche que les francs-maçons poursuivent. Ils y travaillent avec zèle et assiduité, à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, en présence des Trois Grandes Lumières et dans le respect des anciens Landmarks, coutumes et usages de l’Ordre maçonnique universel.

Les secrets qui s’y rapportent doivent se comprendre, d’une part comme la protection nécessaire, face aux tumultes du monde profane, d’une recherche toute personnelle et intérieure, et d’autre part comme l’impossibilité de dire cette relation construite par le biais du symbolisme avec le Principe divin. Le caractère totalement intime de cet engagement est la cause même de l’interdiction faite à chaque frère de révéler l’appartenance maçonnique d’un autre.

Le travail en Loge repose sur les Rites que les francs-maçons considèrent comme les seuls véhicules de leur progression initiatique. Ils s’engagent donc à en préserver l’identité et les us et coutumes tout en garantissant l’égale dignité de chacun d’entre eux. C’est la raison pour laquelle la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française est organisée de manière à protéger les spécificités des Rites. Les Rites se déploient, en fonction des degrés qui leur sont attachés, grâce à des rituels et ils doivent être considérés comme un ensemble cohérent. La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française a autorité sur les trois premiers degrés ou grades symboliques. Elle entretient cependant des relations de collaboration fraternelle avec les juridictions ordinales et les autres corps maçonniques complémentaires.

 

La GL-AMF aujourd’hui

Cette jeune obédience a déjà pris une part active dans le concert de la Franc-Maçonnerie Française. Des traités de reconnaissance sont actuellement en cours de négociation avec d’autres obédiences. Forte d’un peu moins de 18.000 Frères, elle est aujourd’hui une obédience qu’on ne peut négliger.

Adresse :
Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française
49 rue de Chabrol
75010 Paris

Site web : https://www.gl-amf.org

 

La Loge Nationale Française (LNF)

LNF

La Loge Nationale Française est une petite obédience régulière Française dont le but est de promouvoir l’enseignement traditionnel de la Maçonnerie opérative et spéculative. Ses membres entretiennent des relations très fraternelles avec les autres obédiences.

 

Histoire de la Loge Nationale Française (d’aprés le texte d’Antoine P :.)

La Loge Nationale Française (LNF) est officiellement née le 26 avril 1968, de la décision de trois Loges pourvues de Patentes régulières, issues de la Grande Loge Nationale Française (Opéra), de se fédérer. Il S’agissait des trois Loges Jean-Théophile Désaguliers, James Anderson et Fidélité.

La première de ces Loges, fondée à Paris au Rite Ecossais Rectifié, travaillait selon le Rite Moderne Français Rétabli (ultérieurement dénommé Rite Français Traditionnel) ; la deuxième, à Lille, avait été constituée au Rite Moderne Français ; la troisième, également parisienne, pratiquait le Rite anglais Emulation. Elles devinrent, dans cet ordre, les trois premières Loges du Tableau de la nouvelle Fédération.

Les Frères qui prirent la décision de fonder la Loge Nationale Française, sous la conduite éclairée du Frère René Guilly, dit René Désaguliers (1921-1992), alors l’un des plus grands érudits de la Maçonnerie française, le firent parce que leur exigence de rigueur traditionnelle, et leur désir de restitution exacte des usages et de l’esprit d’une Maçonnerie conforme à ses principes d’origine, n’avaient pu être respectés au sein de diverses Obédiences. Les préoccupations de politique maçonnique, les rivalités humaines, et l’étroitesse d’esprit de certains responsables les avaient conduits à différentes impasses.

La Loge Nationale Française fut conçue comme une organisation maçonnique d’un type nouveau, dont les fondateurs voulaient faire un lieu où sans contrainte aucune, dans la sérénité, dans la liberté et dans la rigueur, des Maçons sincères pourraient mener à bien cette recherche. Ils se qualifièrent pour cette raison de  » Maçons Traditionnels Libres « .

L’un des premiers actes de la Loge Nationale Française fut d’attribuer des Lettres Patentes à une nouvelle Loge, travaillant à Paris au Rite Ecossais Rectifié, L’Equerre n°4, qui fut ainsi la première Loge née dans la Fédération. D’autres suivirent, et à ce jour la Loge Nationale Française a accordé des Lettres Patentes à des nouvelles Loges dites de plein exercice, ainsi qu’à au moins six Loges d’Etude et de Recherche (distinguées par les lettres de l’alphabet hébreu, d’Aleph à Vav), au statut particulier, véritables laboratoires de la Fédération, et dont le seul objet est d’approfondir les sources historiques et les fondements de la tradition maçonnique. Cette étude demeure en effet l’une des préoccupations majeures des Loges de la Loge Nationale Française. Il existe enfin des Loges de Maîtres Installés qui rassemblent, pour des travaux particuliers, les Vénérables en Chaire et les Passés-Maîtres des Loges de la Loge Nationale Française .

 

La Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre.

Voici la Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre, adoptée par la Loge Nationale Française en 1969.

La Franc-Maçonnerie est de nature spirituelle, religieuse et traditionnelle. Elle a pour but la transformation initiatique de ses membres par la méditation de la Loi d’Amour de l’Evangile de Saint Jean et la pratique rigoureuse des usages, des rites et des cérémonies maçonniques. Cette transformation doit, et ne saurait s’opérer effectivement que dans un climat de tolérance, de modestie, de modération, de discrétion, de loyauté absolue, de calme et de courtoisie.

C’est pourquoi la Franc-Maçonnerie doit bannir avec une extrême rigueur de ses Loges, sous peine de manquer à sa mission fondamentale tout ce qui est contraire à ces définitions. Elle doit notamment se refuser à toute activité dans le domaine confessionnel, politique, social, économique et financier, ce qui est une source abondante de mésentente et de conflits entre ses membres. Les Loges s’interdiront tout exposé et tout travail sur ces sujets et leurs membres s’abstiendront de toute conversation de ce genre lors des réunions maçonniques quelles qu’elles soient.
Les Maçons se doivent également d’observer une grande décence dans leurs propos et de s’abstenir de tout excès susceptible de modifier et d’altérer leur comportement.

L’entraide a toujours été une des grandes règles de la Franc-Maçonnerie. Elle exige cependant d’être exercée avec beaucoup de discernement. Elle doit notamment se limiter aux services qui allègent les difficultés réelles que rencontrent les uns et les autres au cours de leur existence et ne jamais devenir une sorte d’association matérielle ou de complicité pour le profit.
Ainsi, sous la réserve de la discrétion qui est une des grandes lois de la Franc-Maçonnerie, l’entraide qui intervient entre les Maçons peut à tout instant être connue de tous, en particulier des Officiers des Loges et des dirigeants fédéraux, sans que personne ait à en rougir ni à formuler de réserves.
On s’abstiendra en outre de demander un service à un Maçon qui n’est pas vraiment en mesure de le rendre et l’on s’interdira de même de rendre un service s’il sort de sa compétence réelle ou s’il comporte, un risque, si faible soit-il, pour sa propre situation.
On se souviendra toujours que l’exercice imprudent et erroné de l’entraide est une autre des grandes causes des conflits qui peuvent surgir dans les Loges et mettre en danger le travail initiatique qui doit seul s’y accomplir.

La bienfaisance est aussi un des buts les plus anciens de la Franc-Maçonnerie. Elle se distingue de l’entraide en ne se limitant pas aux membres de l’Ordre. Elle est pratiquée soit par les Loges, soit individuellement par leurs membres.
Cette bienfaisance s’exerce matériellement grâce aux fonds recueillis par le tronc qui circule pour cet objet dans les assemblées. Le don qui est fait dans cette circonstance est un acte essentiel qui doit être proportionné aux ressources de chacun. C’est pourquoi les membres des Loges se feront une règle d’adresser leur obole chaque fois que les circonstances les empêcheront d’assister aux assemblées. Ils n’omettront jamais non plus de déposer leur obole lorsqu’ils sont dans l’obligation de se retirer avant la clôture des travaux.
Cependant les Maçons ne perdront pas de vue qu’à notre époque les cas de détresse matérielle se font heureusement relativement rares et qu’il existe une autre forme de bienfaisance tout aussi importante. C’est celle par laquelle nous essayons d’apporter à autrui l’aide de notre expérience et de nos connaissances. Cette forme de bienfaisance toutefois est très délicate car elle ne doit jamais prendre la forme d’une intrusion ou d’une contrainte. Elle se heurte généralement à une résistance ou à une pudeur instinctive que l’on a l’obligation de respecter. C’est cependant un devoir pressant que de tenter d’éviter à autrui des erreurs qui peuvent mettre en péril son bonheur ou celui de ses proches, son activité professionnelle, voire même sa vie.

Parmi les dangers qui menacent la vie initiatique des Loges, la recherche des honneurs et les rivalités qui en résultent doit certainement être considérée à l’égal des plus graves. La hiérarchie qui est une des structures naturelles de la Franc-Maçonnerie peut en effet tenter des Maçons plus soucieux d’apparence que de réalité, plus désireux d’exercer une autorité illusoire que d’assumer pleinement des charges et des responsabilités.
Il faut reconnaitre par ailleurs que la place importante que prennent nécessairement des Maçons compétents, actifs et dévoués est un autre péril, car ces derniers. habituent les membres des Loges à la facilité et leur succession devient d’année en année plus difficile.
C’est pourquoi les Maçons Traditionnels Libres estiment que le changement de Vénérable chaque année dans les Loges est une pratique à recommander vivement. Il est également souhaitable que le futur Vénérable ait occupé les différents postes des filières propres à chaque rite. Les aptitudes de tous peuvent ainsi apparaitre clairement et les listes des Officiers à élire chaque année ne doivent être établies que dans le seul intérêt de la Loge et du rite, et jamais dans un esprit de complaisance ou de concession à une vanité trop humaine. Il n’y a d’ailleurs pas d’exemple qu’un Frère désireux de servir la Maçonnerie, ne puisse y parvenir pleinement dans la limite de ses capacités.

Les Loges sont dirigées de façon collégiale par les Maîtres Maçons réunis en Conférence de Maîtres, limitée aux seuls membres actifs. La plus large unanimité est toujours recherchée. Les Apprentis et les Compagnons ne sont jamais associés ou mêlés aux décisions à prendre ni aux discussions qu’elles suscitent.

Les initiations et les affiliations ne sont décidées qu’à l’unanimité, ce qui signifie que chaque membre d’une Loge dispose d’un droit d’opposition pour des motifs sérieux et légitimes. On ne doit pas permettre en effet qu’une Loge soit troublée par l’admission d’un nouveau membre contre le gré d’un membre plus ancien. Si la répétition ou le nombre de ces oppositions crée une crise au sein d’une Loge, une issue possible est la création d’une nouvelle Loge, ce que tous doivent faciliter dans un climat de conciliation.
Ces initiations et ces affiliations devront être précédées de la plus large publicité maçonnique permise par les circonstances, ces actes importants devant être accomplis au su de tous en toute clarté et loyauté.
D’une façon plus générale, on ne perdra pas de vue que l’association maçonnique étant fondée sur la libre cooptation et la coexistence paisible et harmonieuse, aucune règle supérieure à celles-ci ne saurait imposer à des membres, séparés momentanément ou durablement par des antipathies ou des incompatibilités, de continuer à se fréquenter dans la même Loge. Cette situation, profondément regrettable certes, mais qui se rencontre malheureusement parfois, compromet en effet tout travail initiatique et toute évolution heureuse des uns et des autres. On devra dans ce cas s’efforcer de parvenir d’un commun accord à des essaimages ou à des changements d’appartenance ce qui, en supprimant dans l’immédiat des causes de frictions, sera aussi un moyen sûr de rétablir dans l’avenir des relations plus normales et plus satisfaisantes.

Les augmentations de salaire sont de la même façon décidées à l’unanimité. Les candidats subissent un examen sérieux sur leur instruction maçonnique. Leur conduite doit être, à tous égards, irréprochable. Seule la Loge mère a qualité pour accorder ces augmentations de salaire, au besoin par délégation.

Les Maçons Traditionnels Libres constatent que le pluralisme des rites est désormais une réalité maçonnique qui doit être admise. Ils affirment qu’à travers ce pluralisme des rites une recherche initiatique méthodique et prudente doit permettre de retrouver l’essence traditionnelle de la Maçonnerie. Les rites ne s’excluent pas, ils se complètent. Ils doivent cependant conserver tous leur plus grande pureté ainsi que leurs traditions et usages propres. Un Maçon peut pratiquer plusieurs rites mais il faut dans ce cas qu’il s’abstienne soigneusement de les mêler par ignorance ou par un désir irréfléchi de bien faire.

Les Maçons Traditionnels Libres font choix à ce jour de trois rites :

  • Le Rite Français Traditionnel (Rite Moderne Français Rétabli, issu de la Grande Loge de 1717).
  • Le Rite Écossais Rectifié (issu en 1778 et 1782 de la Stricte Observance).
  • Le Rite Anglais Style “Émulation” (issu en Angleterre de l’Union de 1813).

Ils estiment que la réunion de ces trois systèmes, égaux en intérêt et en valeur initiatique, a de fortes chances de rassembler la quasi totalité de la tradition maçonnique et que tous les autres systèmes sont composés des mêmes éléments, parfois avec moins de cohérence.

Chacun de ces trois rites comporte un ou plusieurs grades complémentaires qui sont conférés dans des organismes nettement distincts des Loges symboliques et de leur fédération.

Chaque rite doit être pratiqué dans le respect absolu des textes et définitions fondamentaux à savoir :

  • Pour le Rite Français Traditionnel (Rite Moderne Français Rétabli), les schémas directeurs reconstitués selon les textes français des XVIIe et XIXe siècles et les vieux documents anglais et écossais sur les rituels et les instructions par demandes et réponses, dont le plus ancien actuellement connu remonte à 1696.
  • Pour le Régime (ou Rite) Écossais Rectifié, les textes définitifs rédigés à Lyon de 1785 à 1787 sous la direction de Jean-Baptiste Willermoz et selon les schémas adoptés au Convent de Wilhelmsbad (1782).
  • Pour le Style “Émulation”, les textes actuellement en usage dans la Loge de Perfectionnement Émulation.

Ces trois rites devront s’aligner, en particulier les deux premiers, sur les décisions essentielles de la Loge de Promulgation tenue à Londres de 1809 à 1811 et les usages universels suivants :

  • l’ordre ancien des mots sacrés, c’est-à-dire B. pour le premier grade et J. pour le second.
  • l’énoncé normal des noms des trois colonnes qui doit se faire dans l’ordre : Sagesse, Force, Beauté.
  • l’association de ces trois colonnes avec les trois premiers Officiers de la Loge et les deux colonnes du Temple de Salomon :
  1. Sagesse Vénérable Maître
  2. Force Premier Surveillant
  3. Beauté Deuxième Surveillant
  4. Force Colonne J.
  5. Beauté Colonne B.
  • ne laisser apparaître dans aucun des trois premiers grades le mot de Maître Installé, afin que les Loges puissent pratiquer normalement la cérémonie secrète d’installation reconnue par la Loge de Promulgation comme un des usages anciens de la Maçonnerie.

Enfin les Maçons Traditionnels Libres portent tout leur intérêt à la Maçonnerie opérative d’avant 1717 ainsi qu’aux systèmes opératifs qui auraient survécu jusqu’à nos jours et se réservent soit de les pratiquer soit d’y puiser les enseignements nécessaires à une meilleure compréhension de leurs rites.

Ils adoptent les armes accordées en 1472 à la Compagnie des Maçons de Londres et sa plus ancienne devise : “God is our Guide”, “Dieu est notre guide”, qui doit s’entendre dans tous les sens mais aussi et surtout au sens opératif, en se souvenant que l’Eternel sur le Sinaï guida Moïse en lui donnant tous les plans du Tabernacle, qui devait lui-même être le modèle du Temple élevé à Jérusalem sous les ordres du Roi Salomon, avec l’aide du Roi Hiram de Tyr et le précieux concours d’Hiram Abif.

Cette charte a été adoptée à l’unanimité en tenue de Loge Nationale le 26 Janvier 1969.

Adresse :
Loge Nationale Française
BP 154
92113 Clichy Cedex

Site web : https://www.logenationalefrancaise.org

La Grande Loge Nationale Française (GLNF)

Logo_GLNF

La Grande Loge Nationale Française est une “jeune” obédience. Elle s’est constituée à partir de la loge “Le Centre des Amis” qui s’est érigée en obédience en 1913. Elle a entretenu de 1913 au 19 juillet 2011 des relations régulières avec la Grande Loge Unie d’Angleterre. Ces relations ont, après une période suspensive, été rétablies en juin 2014.

Elle groupe environ 20.000 Frères autour de plusieurs rites : Rite Écossais Rectifié, Rite Écossais Ancien et Accepté, Rite Français Traditionnel, Rite Émulation, Rite d’York… La moyenne d’âge de ses membres est de 52 ans.

Cette obédience n’entretient pas de relations avec les autres obédiences Françaises. Ses membres ont l’absolue interdiction de fréquenter ou de visiter des Loges d’autres obédiences.

 

Histoire de la Grande Loge Nationale Française

La Grande Loge Nationale Française est une obédience relativement récente. Elle est née de la volonté d’un groupe de maçons du Grand Orient de France de restaurer et de pratiquer le Rite Écossais Rectifié en France.

En 1910, Camille Savoire et Édouard de Ribaucourt réveillent le Rite Écossais Rectifié grâce à l’appui du Grand Prieuré d’Helvétie, puissance maçonnique suisse chargée d’administrer les hauts grades du Rite Écossais Rectifié. Ils créèrent la Loge « Le Centre des Amis », nom d’une loge disparue qui fonctionna jusqu’en 1838 au Rite Écossais Rectifié.

Le 15 mars 1911, le Grand Orient de France et le Grand Directoire de Genève signent un accord pour que la Loge “Le Centre des Amis” puisse travailler au Rite Écossais Rectifié au sein du Grand Orient de France.

En 1913, le Grand Orient de France s’oppose à la référence au Grand Architecte de l’Univers. Les Frères du « Centre de l’Union » quittent leur obédience pour ériger leur loge en une “Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies”. La Grande Maîtrise est assurée par Édouard de Ribaucourt. Le 3 décembre de la même année, elle était reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Dès sa reconnaissance, elle est rejointe par la loge “l’Anglaise 204”.

En 1939, la Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et le Colonies comptait 34 loges, dont 1 loge de recherche. 21 de ses loges étaient composées d’Anglais, 3 étaient “mixtes” (Anglais et Français), et 10 avaient une majorité de Français.

La Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies changea de nom en 1948 pour devenir la Grande Loge Nationale Française.

Elle traverse sa première crise en 1958, lorsqu’une partie de l’obédience Une trentaine de Grands Officiers et de nombreuses loges dont la Loge fondatrice – Le Centre des Amis – menée par De Ribaucourt se sépare pour former la Grande Loge Nationale Française – Opéra qui s’appelle aujourd’hui la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique – Opéra .

Elle absorbe en 1965 une partie des effectifs Entre 700 et 800 Frères. de la Grande Loge de France, venus chercher la “reconnaissance” auprès de la Grande Loge Nationale Française. Ces Frères ont permis à des loges la Grande Loge Nationale Française de développer et de pratiquer le Rite Écossais Ancien et Accepté. Ils créent alors un “Suprême Conseil Pour la France” Le Souverain Grand Commandeur Riandey se fait réinitier au 33 degrés du REAA par le Suprême Conseil des Pays Bas , chargé d’administrer les hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Pour des raisons politiques, le Grand Prieuré des Gaules, organisme qui régit le Rite Écossais Rectifié en France, quitte la GLNF en mai 2000 en emmenant avec lui plus de 50 loges. Le Grand Prieuré des Gaules s’érige alors en puissance maçonnique indépendante rapidement reconnue par les autres obédiences Françaises.

Suite à de nombreuses affaires internes, les Grandes Loges “régulières” en Europe (Belgique, Allemagne, Suisse, Autriche…) suspendent en juin 2011 leur reconnaissance. Elles sont suivies par d’autres Grandes Loges Anglo-Saxonnes et parmi elles la prestigieuse Grande Loge Unie d’Angleterre. Les Frères de la GLNF ayant une double appartenance avec ces grandes loges sont priés de choisir. Il n’existe plus depuis lors d’obédience reconnue en France.

En 2012 plusieurs milliers de Frères quittent la GLNF et fondent la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.

La Grande Loge Nationale Française se dote d’un nouveau Grand Maître qui rétabli le calme et la sérénité au sein de l’obédience. Cette sérénité retrouvée vaut à l’obédience un retour de sa reconnaissance par la Grande Loge Unie d’Angleterre le 11 juin 2014.

 

La Règle en douze points.

Voici la Règle en 12 points de la Grande Loge Nationale Française :

  • La Franc-Maçonnerie est une Fraternité initiatique qui a pour fondement traditionnel la Foi en Dieu, Grand Architecte De L’Univers.
  • La Franc-Maçonnerie se réfère aux “Anciens Devoirs” et aux “Landmarks” de la Fraternité, notamment quant à l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, essentielles à la régularité de la Juridiction.
  • La Franc-Maçonnerie est un Ordre, auquel ne peuvent appartenir que des hommes libres et respectables, qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de Paix, d’amour et de Fraternité.
  • La Franc-Maçonnerie vise ainsi, par le perfectionnement moral de ses Membres, à celui de l’humanité toute entière.
  • La Franc-Maçonnerie impose à tous ses Membres la pratique exacte et scrupuleuse des rituels et du symbolisme, moyens d’accès à la Connaissance qui lui sont propres.
  • La Franc-Maçonnerie Impose à tous ses Membres le respect des opinions et des croyances de chacun. Elle leur interdit en son sein toutes discussion ou controverse, politique ou religieuse. Elle est ainsi un centre permanent d’Union Fraternelle où règnent une compréhension tolérante et une fructueuse harmonie entre des hommes qui, sans elle, seraient restés étrangers les uns aux autres.
  • Les Francs-Maçons prennent leurs obligations sur un Volume de la Loi Sacrée, afin de donner au serment, prêté sur Lui, le caractère solennel et sacré indispensable à sa pérennité.
  • Les Francs-Maçons s’assemblent, hors du monde profane, dans des Loges où sont toujours exposées les trois Grandes Lumières de l’Ordre : Un Volume de la Loi Sacrée, une Équerre et un Compas, pour y travailler selon le rite, avec zèle et assiduité par la Constitution et les Règlements Généraux de l’Obédience.
  • Les Francs-Maçons ne doivent admettre dans leur Loges que des hommes majeurs, de réputation parfaite, gens d’honneur, loyaux et discrets, dignes en tous point d’être leurs Frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’Eternel.
  • Les Francs-Maçons cultivent dans leur Loges l’amour de la Patrie, la soumission aux Lois et les respect des Autorités constituées. Ils considèrent le travail comme le Devoir primordial de l’être humain et l’honorent sous toutes les formes.
  • Les Francs-Maçons contribuent, par l’exemple actif de leur comportement sage, viril et digne, au rayonnement de l’Ordre dans le respect du secret Maçonnique.
  • Les Francs-Maçons se doivent mutuellement, dans l’honneur, aide et protection fraternelle, même au péril de leur vie. Ils pratiquent l’art de conserver en toute circonstance le calme et l’équilibre indispensable à une parfaite maîtrise de soi.

 

La Grande Loge Nationale Française aujourd’hui.

glnf-gd-tplLa Grande Loge Nationale Française est née en 1913 du Grand Orient de France (qui n’était déjà plus reconnu). Elle fut créée afin de promouvoir et de restaurer le Rite Écossais Rectifié. Un Grand Prieuré Rectifié de France régit ses “hauts grades” du Rite Écossais Rectifié.

Elle a affiché en 2011 environ 40 mille membres, ce qui a laissé perplexes les autres obédiences car en 20 ans, la GLNF a vu ses effectifs grossir de plus de 100%. Depuis 1997, de nombreux membres de l’obédience ont été impliqués dans des “affaires” tant sur le plan politique qu’économique. Depuis 2009, cette obédience a fait l’objet d’un  déchirement interne très fort jusqu’à aboutir à une réelle et importante scission. L’autorité du Grand Maître, sa gestion, son mode d’élection et ses relations avec la sphère politico financière tant française qu’africaine sont contestés par ses membres. Elle a reçu fin 2010 plusieurs mises en gardes pour son comportement de la part des obédiences Luxembourgeoise, Suisse et Belge ainsi qu’une autre, sévère, de la Grande Loge Unie d’Angleterre menaçant leurs relations. Toutes ces obédiences ont aujourd’hui retiré leur reconnaissance. Elle a été particulièrement instable jusqu’au début 2013 et le calme aujourd’hui semble revenu grâce à l’impulsion d’un nouveau Grand Maître.

Le Rite Écossais Rectifié fut le rite “originel” de cette obédience ; maintenant, de nombreux rites s’y côtoient : Le Rite Français (emprunté au Grand Orient de France), le Rite Écossais Ancien & Accepté (emprunté à la Grande Loge de France), le Rite Émulation (importé de Londres) et le Rite d’York pour les loges américaines en France.

Les membres de cette obédience n’ont théoriquement pas le droit de fréquenter les autres obédiences françaises sous peine de radiation. Officieusement, les membres de cette obédience entretiennent d’excellentes relations fraternelles avec ceux des autres obédiences et des intervisites “discrètes” ont lieu dans les deux sens. Depuis que cette obédience n’est plus reconnue du monde Anglo-Saxons, les inter visites avec les autres obédiences se font jour. Elle compterait aujourd’hui un peu plus de 20.000 membres.

Elle possède une loge de recherche publiant un cahier d’une remarquable qualité : Les cahiers Villard de Honnecourt.

Adresse :
Grande Loge Nationale Française
12, rue Christine de Pisan
75017 Paris

Site web : https://www.glnf.asso.fr